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Archive pour 16.1.2012
Michèle Dutilloy
16.1.2012 par admin.
Vous trouverez les revues Rein échos sur ce lien :
http://www.rein-echos.org/4.html
et l’ensemble des médias gratuits de la Ligue Rein et Santé sur ce portail :
Comment mobiliser les forces de guérison qui existent en chacun de nous
Dans un petit ouvrage, « La compétence du patient dans la médecine moderne », paru en 2009 aux éditions APMA, l’auteur, le professeur Gerd Nagel, médecin devenu patient, nous soumet dès la page de couverture cette question : « Que puis-je faire moi-même pour moi-même ? ». C’est en médecin atteint d’une maladie qui aurait dû l’emporter qu’il livre ses réflexions, après être sorti vainqueur de son combat..
Nous, nous allons seulement essayer de donner des idées faciles à réaliser en vue d’un mieux-être.
Simplicité-bienveillance- vacuité
Pour mobiliser ces forces de guérison, c’est-à-dire de progrès, il faut d’abord prendre conscience de leur existence, un des moyens étant de se donner un petit objectif, anodin en apparence.
Un thérapeute racontait, un jour, comment il avait insisté auprès jeune femme qui n’avait plus de ressort, pour qu’elle se mette devant sa fenêtre, même fermée, trente secondes par jour, et qu’elle observe un détail. Ce fut, pour cette malade, difficile, pénible même, à la limite du réalisable. Elle a dû pour réussir mobiliser une énergie importante, dont elle a fini par prendre conscience. A force d’aller d’un petit objectif à l’autre, cette jeune femme est arrivée un jour chez son thérapeute, toute pimpante, portant le tee-shirt du club de marche auquel elle venait de s’inscrire.
Il a fallu beaucoup de simplicité de la part du thérapeute, de la jeune femme, de l’entourage de celle-ci, beaucoup de bienveillance aussi pour doser les objectifs. Enfin, il a fallu rétablir une vacuité, c’est-à-dire amener à un peu de recul par rapport au problème de départ, pour défusionner avec celui-ci.
Quel que soit le problème de santé, il est bon de prendre conscience de l’importance de cette triade : simplicité-bienveillance-vacuité, et d’être suffisamment exigeant pour l’obtenir.
La vérité est simple, c’est l’erreur qui est compliquée. Si votre problème de santé est bien compris par le médecin, celui-ci doit être en mesure de vous donner des explications simples et claires, dans lesquelles est englobée la totalité de vos maux. Il faut cesser d’accepter que notre organisme soit éclaté en organes.
La bienveillance est une disposition qui permet de trouver l’acte juste. Quand un médecin décide de vous imposer un traitement-protocole censé convenir à des milliers de personnes, voire à tous les citoyens de la planète, demandons-nous s’il fait preuve de bienveillance à notre égard.
Quant à la vacuité, elle est le contraire de tout ce qui est fusionnel. Dans bien des cas, il y a fusion avec la maladie, cette fusion pouvant être le fait du malade, le fait de membres de son entourage, le fait des médecins et de l’équipe soignante.
Dans un service de soins, on ne s’intéresse habituellement qu’aux pathologies devenues les spécialités dudit service, au point de ne plus comprendre que cela, de ne plus voir les choses qu’à travers cela. Si le patient présente d’autres maladies, on l’enverra vers d’autres équipes qui fusionnent avec ces maladies.
Le malade doit composer avec ce manque de distance, cette absence d’espace grâce auquel et dans lequel se font les échanges. Or, la vacuité, avec la simplicité et la bienveillance est une des clés de la guérison, du progrès, car elle contribue à lever le stress inhérent à une pathologie.
Le système nerveux autonome Pour comprendre ce que représente le stress, il faut se rappeler qu’il existe dans notre corps un système nerveux que l’on appelle autonome, parce qu’il échappe à la volonté. Son rôle est de régler les fonctions viscérales comme le rythme cardiaque, la pression artérielle, la vasomotricité, les sécrétions glandulaires, le tube digestif. Il est composé de deux systèmes antagonistes : le système sympathique ou orthosympathique qui va permettre de libérer la célèbre adrénaline en cas de stress, et nous lancer dans l’action, et le système parasympathique qui va nous permettre de récupérer après l’effort. Le système orthosympathique s’échelonne le long de la colonne vertébrale sur toute sa hauteur et entre en contact avec tous les organes et les membres. Le système parasympathique, situé en haut et en bas de la colonne vertébrale entre lui aussi en contact avec les organes, mais pas avec les membres. Le principal carrefour de ce système nerveux dit autonome ou végétatif est situé dans la partie haute et profonde de l’abdomen, juste sous le diaphragme, devant l’aorte abdominale, c’est le plexus solaire.Il existe d’autres plexus qui portent le nom de l’artère qu’ils suivent. Dans l’état de stress permanent, le système parasympathique ne joue plus correctement son rôle qui est de permettre à l’organisme de se détendre, de se reposer, de réparer des lésions, de reprendre des forces. Au lieu de fonctionner en alternance sur les deux modes, orthosympathique et parasympathique, l’organisme ne fonctionne plus guère que sur le mode sympathique, et use ses forces.
Généralités sur le stress Il est connu qu’au vingtième siècle, un chercheur et physiologiste, Hans Selye (1907-1989), a décrit le stress comme une réaction automatique du corps lors de toute sollicitation dirigée contre lui. Le stress provoque des processus physiques et psychiques sur lesquels nous n’avons pas prise, puisqu’ils relèvent du système nerveux autonome, et peut mobiliser dans notre organisme des forces inouïes permettant, à l’occasion, de réaliser des exploits aussi bien dans l’action que dans la fuite. On reconnaît là le rôle de l’orthosympathique qui met en jeu les ressources de l’organisme, avec un afflux de glucose et d’oxygène vers les organes les plus aptes à éloigner le danger : le cerveau pour qu’il devienne plus attentif, les muscles squelettiques dont on a besoin pour lutter ou fuir, le cœur qui va augmenter ses battements. La sécrétion d’adrénaline commence, les glandes sécrètent un surplus d’hormones, les pupilles se dilatent, la respiration s’accélère, la circulation sanguine s’adapte. Dans le même temps, les fonctions non essentielles de l’organisme, telles la fonction digestive, la fonction urinaire ou reproductrice, sont inhibées, ralenties, voire arrêtées. Après cette phase de stress aigu, le parasympathique doit normalement entrer en action, et notre corps prendre un repos bien mérité et récupérer. A condition toutefois que le stress n’ait pas été trop fort, et que les fonctions de l’organisme n’aient pas été submergées jusqu’à leur destruction. Il peut arriver que cet état de stress aigü ne passe pas correctement. On entre alors dans une phase de résistance qui va mettre en jeu d’autres hormones que l’adrénaline, lesquelles vont agir sur le cortex surrénal entraînant souvent des problèmes d’œdème du fait de la rétention d’eau par les reins, sur le foie et ses nombreuses fonctions, et sur la thyroïde. Cet état de résistance peut être transitoire, l’organisme ayant eu besoin d’un peu de temps pour se ressaisir. On voit alors les paramètres biologiques revenir doucement vers la normale. Il arrive aussi que lors de situations peu stressantes, la personne voie des dangers qui n’existent pas et que son organisme déclenche des phénomènes de stress aigu. De même, certains produits comme la caféine, le sucre et hélas des médicaments réactivent ou créent l’état de stress aigu. Enfin, la résistance de l’organisme trop longtemps exposé à certains effets hormonaux s’effondre parfois, soit devant le facteur de stress, soit même alors que ce facteur de stress a disparu. On entre ainsi dans la phase d’épuisement avec son cortège de maux dont la baisse de l’immunité. Dans notre société, face à ce que nous vivons comme des agressions plus ou moins importantes, nous n’avons guère la possibilité ni de trop lutter, ni de vraiment fuir, si bien que, privés de l’action libératrice suivie d’une phase de récupération, nous entrons dans un état de stress permanent aux lourdes conséquences. Le stress, aussi important soit-il, et ses conséquences n’ont pas l’heur de bien retenir l’intérêt de la médecine. Souvent, les médecins survolent le problème comme étant mineur, voire insignifiant. Et pourtant, ce stress chronique est présent dans toutes les maladies de longue durée où l’organisme est empêché de se mettre sur le mode de réparation, de récupération
Les règles de l’art Il ne faut pas oublier que les médecins ont une obligation de moyens. Mais, ce qui n’est pas vraiment rassurant pour le malade, ils n’ont pas d’obligation de résultats. Aussi, à partir du moment où des investigations et des traitements « protocolaires » sont mis en place, peu importe si ceux-ci ne sont pas adaptés à tel ou tel malade en particulier. Cependant, ces traitements aux résultats incertains sont interdits de critique. Il existe, pour la défense du système, deux expressions-refuges, couramment utilisées, qui valent la peine d’être appréciées : « les règles de l’art » alors même que la médecine se veut une science pleine de protocoles, et « les dernières données de la science », d’une science qui fait l’impasse sur tout ce qui sort des chemins battus. On ridiculise ainsi l’acupuncture ou l’homéopathie par exemple, parce qu’on ne se donne pas la peine d’essayer de comprendre. Le foie, organe réparateur Le foie, situé dans le quadrant supérieur droit de l’abdomen, immédiatement sous le diaphragme, est la glande la plus lourde de l’organisme, et le second organe après la peau. Il pèse environ 1500 g chez l’adulte. Chaque jour, il produit près d’un litre de bile qui est stocké dans la vésicule biliaire avant de s’écouler vers l’intestin grêle. Les influx parasympathiques peuvent faire doubler la production de bile par le foie. Le foie a un rôle important de nettoyage du sang, de production d’énergie, de fabrication de protéines essentielles au transport des substances dans le sang, à la coagulation du sang, à la lutte contre les infections, de régularisation de l’équilibre hormonal. Nous aurons l’occasion de reparler ce cet organe essentiel à la réparation des tissus de notre organisme, et d’apprendre à l’aider dans ces nombreuses fonctions. Si on en parle ici, c’est pour répondre à des questions souvent posées par des personnes qui consultent des praticiens de santé non-médecins. Ces praticiens de santé ne se préoccupent pas de pathologies établies sur la base de résultats négatifs, fournis par divers examens ; d’autant que depuis la maladie de départ, tant d’autres maux se sont ajoutés que ce dont souffre le patient ne porte plus de nom. Quelle que soit leur spécialité, ils vont chercher à rétablir l’équilibre du système nerveux autonome pour rendre à l’organisme des phases de récupération, et à aider le foie dans son rôle de réparation. Leur but est la levée du stress qui remet en service les processus naturels d’auto guérison ou de progrès.
Une autre façon de voir les choses Il existe un petit ouvrage riche de 130 pages« Stérilité et médecine traditionnelle chinoise » des Editions Téqui , paru en 2007,qui peut faire découvrir cette autre façon de voir les choses. Car l’auteur, Xavier Lelièvre, part de ce qui est connu en médecine conventionnelle pour arriver à un des principes fondamentaux de la MTC , à savoir qu’il n’y a pas de séparation entre le corps et l’esprit. Au fil des pages, on va rencontrer divers états émotionnels et physiques liés aux fonctions de différents organes. Il est beaucoup question du rein. Un chapitre est consacré aux causes générales de la stérilité selon la MTC où l’on comprend l’implication de ces fonctions. On trouve aussi un tableau récapitulatif des rôles et pathologies liées à la fonction de la rate, du foie et du rein.
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